Test de Command & Conquer : Remastered Collection


  30/06/2020 14:21     Tests de jeux vidéo     Bouboun     166


Date de Sortie  Le 05 juin 2020
Développeur  Petroglyph, Lemon Sky Studios
Editeur  Electronic Arts
Plateforme  PC (Steam / Origin)

Pour tous les nostalgiques des jeux des années 90, beaucoup d’entre nous ont fait l’erreur de réinstaller nos jeux fétiches avec le constat souvent décevant du « OMG que c’est rendu moche ! Dans mes souvenirs c’était magnifique mais là, sur ma superbe télévision 65’’, ça pique sévère les yeux ». Et bien le jeu dont nous parlons aujourd’hui fait partie de ceux là. Heureusement, vingt cinq ans après la sortie du cultissime Command & Conquer par Westwood Sudios, Electronic Arts nous fait retourner en enfance avec un remaster 4K pour le premier opus ainsi que le superbe Red Alert. Cette mise à jour graphique permet-elle d’éviter la destruction de nos si beaux souvenirs ?

Le conflit du Tiberium

Commençons par le tout premier opus, considéré comme le digne successeur de Dune 2 pour les plus âgés d’entre nous. Le premier contact que nous avons est une cinématique et là, les plus jeunes n’ayant pas joué à l’époque vont se dire « Dieu que c’est moche ! C’est flou, pourquoi avoir pris des acteurs? on croirait regarder un DivX mal compressé. Et puis les scènes en images de synthèse sont vraiment très moches aussi, aucun détail, je fais mieux sur mon logiciel de modélisation 3D alors que ce n’est pas mon boulot. »

Alors, petite explication. Oui c’est moche, mais il faut savoir que le jeu est un remaster avant tout destiné à faire revivre les souvenirs de ceux qui avaient joué au jeu à l’époque. Ainsi, la volonté était de ne pas dénaturer le jeu de base, juste le rendre agréable sur nos grands écrans. Et forcément, améliorer des rushs provenant des archives avec une résolution de 320x200 pixels (et oui, on pouvait jouer avec cette résolution à cette époque!) on se rend compte qu’on ne peut pas vraiment faire mieux pour l’upscaler en 4K.



Entrons maintenant dans le vif du sujet, le jeu ! J’ai commencé avec le GDI et la première mission démarre par un débarquement de nos unités pour vaincre les troupes du méchant NOD et libérer la région. Chose sympa, la partie commence en mode vanilla et on se rend donc compte de la déception graphique si on avait sorti le jeu de notre placard. Une petite pression sur la touche Espace et la magie opère, le jeu récupère de belles textures et les unités sont donc plus détaillées.

Après une bonne heure de jeu, le plaisir est vraiment de retour, j’ai l’impression d’être à nouveau ce gamin de 12 ans jouant sur sa Playstation devant sa télévision de 33 cm.





Passons maintenant dans l’autre camp, le NOD. Le gameplay est le même, à la différence que nous nous trouvons dans la peau d’un véritable salopard visant à asservir les populations locales. Notre première mission consistant d’ailleurs à raser un village entier pour mater la résistance. Commencer le jeu en tuant des populations sans défense a un certain côté défouloir.





Alerte Rouge, ou l’effet papillon

Pour les plus jeunes, Red Alert, sorti en 96, est une des réponses à la question « Et si quelqu’un avait tué Hitler à la sortie de prison, que se serait-il passé ? ». En effet, l’introduction de ce jeu nous présente Albert Einstein, ayant inventé une machine à remonter le temps et se rendant au moment où Hitler sort de prison et s’apprête à lancer sa campagne. Le résultat est que Staline se retrouve tout puissant en Europe et s’enchaîne un guerre mondiale encore plus dévastatrice qu’avec les Nazis. L’introduction en question et le générique qui s’en suit font toujours leur effet. Ce chant soviétique sur fond de métal résonnait toujours dans ma tête 24 ans après.

Nous commençons donc avec les alliés dont la première mission est d’aller libérer notre ami Albert Einstein d’une prison soviétique. Et qui de mieux pour accomplir cette mission sous vos ordres ? Tanya ! Une civile mais « volontaire », directement inspirée de nos résistants de la seconde Guerre. En effet, ce personnage unique nous suivra tout au long de la campagne et a la capacité de faire très mal aux unités d’infanterie ennemies et surtout de détruire les bâtiments en un clin d’œil en les plastiquant.



  

Du côté soviétique, c’est le kiffe total de recevoir ses ordres directement de la part de Joseph Staline et d’avoir carte blanche pour accomplir les missions du dictateur. Que dire de plus que le plaisir est, ici aussi, au rendez-vous.



Quoi de plus ?

A ces quatre campagnes, il faut aussi ajouter les missions exclusives aux versions N64 et Playstation « Spec Ops » de Tiberian Dawn (Le conflit du Tiberium). L’éditeur de cartes et le mode escarmouches sont toujours présents et promettent des dizaines, voire des centaines d’heures de jeux pour les nostalgiques. Deux missions secrètes (une par opus) ont été ajoutées, soyez vigilants aux annonces d’Electronic Arts pour réussir à les débloquer.

Une fonctionnalité de zoom est à présent introduite, permettant ainsi d’avoir une vue bien plus élargie du champs de bataille. La bande son a été retravaillée sans être dénaturée et ça a un effet bœuf !

De petites animations ont aussi été ajoutées au début des deux jeux pour faire la transition vers notre époque. Le petit clin d’œil à la détection du matériel m’a vraiment fait retomber dans mes souvenirs. Il faut savoir, pour les plus jeunes n’ayant pas joué sur PC dans les années 90, ou qui n’étaient même pas encore nés, que lancer un jeu sur PC était tout une affaire, par exemple, le son ne fonctionnait pas automatiquement, il était nécessaire de dire au jeu quels étaient la marque et le modèle de votre carte son ainsi que l’adresse IRQ de cette dernière dans le PC.



Conclusion

Qu’en tirer de cette expérience ? Et bien qu’elle fut des plus agréables, un énorme retour en enfance pour les anciens, et sans déception, un vrai plaisir retrouvé, et, je l’espère, la découverte d’un authentique STR pour les plus jeunes.

Je n’ai qu’une chose à demander à Electronic Arts suite à ce très bon moment. S’il vous plaît, faites de même pour les jeux Syndicate (+ American Revolt) et Syndicate Wars de Bullfrog.

Merci pour ce cadeau fait aux premiers fans.

Si vous êtes intéressés par le jeu, je vous mets les liens des différents marchands :

 Steam

 Origin
Test de Command & Conquer : Remastered Collection

Note finale du test : 9/10

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